LH28 - La LH qui dévore

LH28 - La LH qui dévore

Poème Hebdomadaire n°36 - Fatalis

Fatalis

La nature se joue des hommes
Surtout ceux qui veulent faire comme
Si ils pouvaient la maîtriser
La contrôler et l'exploiter
Dans ce monde ou celle-ci
Crée des monstres qui ont détruit
Nombre de colonies humaines.
Ils voulurent anihiler leur peine.
Pour vaincre le feu par le feu
De ces monstres ils firent feu.
Les crânes devenaient marteau
Les griffes tranchaient ces maux.
Un seul de ces nouveaux chasseurs
Pouvait défendre tous les leurs.
Une fois le premier vaincu
Chaque monstre était en vue.
N'ayant plus aucune limite.
Ils eurent une expansion subite.
Exterminant toute la faune.
Qui pouvait aggrandir leur trône.
Le royaume de Shrade naquit
Grâce à cette philosophie
Et de ses murs ornés d'écailles
Vint le revers de la médaille
Au coeur de la nuit apparu
Un dragon noir jamais perçu
Qui, du corps des soldats vaincus
Renforçait son cuir corrompu
Tout fut détruit en cette nuit
Et le monstre noir lui, s'enfuit.
Laissant des ruines et un tabou
Gare, ou sa cible sera vous.
Fatalis fut le nom donné
À ce cadeau empoisonné
De mère nature à tous ceux
Qui ne lui serait assez pieux.
Il fut le premier et le seul
Des dieux portant notre linceul
À conserver tout son mystère
Face aux efforts de cette terre.
Il apparait et s'évanouit
Et corrompt même ses vainqueurs
Pour que son corps revienne à lui.
Même sa mort inspire la peur.
L'unique monstre sans naissance
Existant pour le cataclysme.
Finiront part de sa panse,
Tous les adeptes du Shradisme.


-Nicolas Besson


Ce poème fait partie de ma série de poèmes hebdomadaire que vous pouvez trouver ici (venez laisser un commentaire!)